La voiture de demain

VoitureDepuis le début du mois, le Mondial de l’Automobile bat son plein à Paris. Tous les grands noms du secteur se sont donné rendez-vous pour présenter les dernières innovations.
Cette édition confirme la tendance à la voiture compacte, légère et écologique depuis le durcissement des lois européennes. Le Parlement a en effet prévu de limiter les émissions de CO2 des voitures à 95mg/Km d’ici 2020.
Aujourd’hui, une voiture émet en moyenne 124 mg de CO2 par km parcouru. La marge de progression reste encore très importante.

Pour atteindre les objectifs fixés par l’Union Européenne, deux possibilités :
Améliorer le moteur afin de créer des voitures moins gourmandes ou encore fonctionnant avec une énergie plus propre (voiture électrique ou hybride par exemple) ;
Alléger le poids total du véhicule pour limiter sa consommation de carburant.



Le matériau de l’avenir ?

Aluminium profiles.Les voitures sont majoritairement composées d’acier. Un matériau fiable, résistant, peu coûteux mais lourd. Les constructeurs automobiles essayent de substituer petit à petit l’acier par des matières premières plus légères.
Nombre d’entre eux ont opté pour l’aluminium : métal léger, inoxydable et résistant. Un alliage d’aluminium est en moyenne 24% plus léger qu’un alliage d’acier, le gain par kilo se paie toutefois environ 2 à 3 euros.

Malgré cela, l’aluminium s’impose peu à peu comme le matériau de l’avenir. Mazda, Jaguar, BMW ont développé des premiers prototypes fabriqués principalement à partir d’aluminium et travaillent déjà à la commercialisation de ces modèles.


Optimiser sa supply chain pour répondre aux demandes de l’industrie automobile

L’utilisation en masse de l’aluminium dans la supply chain automobile pose toutefois des questions. Les fabricants d’aluminium peuvent-ils fournir du métal en quantité suffisante pour l’industrie automobile ? Comment préparer sa supply chain pour satisfaire ce nouveau marché ?
La supply chain automobile est très exigeante et requiert une cadence de production particulière. Certains producteurs d’aluminium ont déjà entrevu cette opportunité de marché et s’y sont préparés.

Ainsi Constellium, l’un des premiers fournisseurs mondiaux de bauxite, alumine et aluminium, a pu avec Quintiq optimiser l’ordonnancement de sa production, augmenter les volumes produits mais aussi améliorer ses prévisions pour faire face à cette nouvelle demande.

L’entreprise a récemment confirmé cette stratégie en investissant massivement aux Etats Unis, où le marché de l’aluminium pour l’automobile devrait passer d’environ 100 mille tonnes à 1,3 million d’ici 2020.